SOLIDAIRES FINANCES PUBLIQUES

[Tract Solidaires Fonction Publique] Diesel, essence, gaz, électricité, bois, fioul… la facture de l’énergie explose à nouveau. À la pompe, à la maison, dans nos factures : tout augmente. Faire le plein pour aller travailler coûte toujours plus cher. Se chauffer devient un luxe. Les factures d’électricité et de gaz pèsent lourdement sur les fins de mois. Et derrière l’énergie, ce sont aussi les prix de l’alimentation, des transports et de tous les biens et services qui augmentent.

Pour celles et ceux qui travaillent, le constat est simple : il faut toujours plus d’argent pour vivre… avec des salaires qui ne suivent pas. La situation n’est pas meilleure, voire pire pour les privé·es d’emploi et les personnes en situation de précarité et de grande précarité. Ce ne sont plus les fins de mois qui sont difficiles, mais les mois tout court.

Ce n’est pas aux travailleur·euses de payer les crises

Dans les entreprises, quand arrivent les négociations salariales, le discours est souvent bien rodé :
« Ce n’est pas le moment. »
« L’entreprise n’en a pas les moyens. »
« Il faut préserver notre compétitivité. »
« On peut plutôt vous donner une prime. »

Pendant ce temps, les prix continuent d’augmenter. Nous ne voulons pas de miettes. Nous voulons des salaires qui permettent de vivre !

De l’argent, il y en a !

On voudrait nous faire croire qu’il n’y aurait pas d’argent pour augmenter les salaires. C’est faux.

Les entreprises cotées en bourse versent des milliards d’euros de dividendes. 61 milliards ont été versés au deuxième trimestre 2026, soit le montant le plus élevé en Europe ! Les plus hauts revenus et les grandes fortunes accumulent toujours davantage. Pendant que l’on demande aux salarié·es, aux retraité·es et aux services publics de se serrer la ceinture, les richesses produites par notre travail continuent d’être captées par une minorité.

Le problème n’est donc pas qu’il n’y ait pas d’argent. Le problème, c’est qui le possède et qui décide de sa répartition.

Et quand les prix de l’énergie explosent, ce sont encore les mêmes qui paient : celles et ceux qui n’ont d’autre choix que de prendre leur voiture pour aller travailler, de se chauffer, de se loger et de remplir leur frigo.

Un automne sans concession après un été sans pitié

Solidaires revendique :

  • Des augmentations générales et immédiates des salaires et des pensions.
  • L’indexation des salaires sur les prix, pour que notre pouvoir d’achat ne fonde pas à chaque nouvelle hausse.
  • La revalorisation des minima sociaux et des bas salaires.
  • Une baisse durable des prix de l’énergie et la lutte contre la précarité énergétique.
  • Une fiscalité qui fasse réellement contribuer les plus riches et les grandes entreprises.
  • Le partage des richesses, plutôt que toujours plus de dividendes et de cadeaux aux entreprises.

Le 29 septembre, jour de mobilisation dans la fonction publique, on va chercher ce qu’ils nous ont volé !

La vie chère n’est pas une fatalité. La baisse de notre pouvoir d’achat n’est pas une fatalité. Les salaires bloqués ne sont pas une fatalité.

Ce qui est produit par notre travail doit servir à satisfaire nos besoins, financer nos services publics et améliorer nos conditions de vie, pas à engraisser les actionnaires.

C’est par le rapport de force que nous l’obtiendrons.

Pour nos salaires, nos services publics et pour le partage des richesses !

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