Par ordonnance n° 2025-526 du 12 juin 2025, le gouvernement a acté la généralisation du compte financier unique (CFU), s’appuyant sur l’auto-satisfecit général de la DGFiP au sortir de la première campagne de déploiement (en 2025 au titre des comptes 2024), uniquement basé sur la sacro-sainte statistique.
Or, sur le terrain, malgré une phase d'expérimentation qui a pourtant duré trois ans, la première campagne de déploiement s’est plutôt mal passée :
La Direction générale des finances publiques a confirmé qu’une réflexion était en cours pour mettre fin à l’acceptation des chèques, en raison d’une chute drastique de leur usage.
Pourtant, loin d’être un simple "coût administratif", le chèque reste un outil essentiel pour protéger les plus vulnérables, garantir la liberté de choix et préserver un service public pleinement accessible à toute la population.
C’est avec stupeur et impuissance que les collègues des Centre de Gestion des Retraites (CGR) après ceux du Centre de Service des Retraites (CSR) de Laval confrontés à des milliers d’appels de retraités qui n’ont pas été payés ou qui ont reçu des pensions en deçà du montant qui est le bon, ont découvert que la mise en œuvre du nouvel outil de paiement des pensions OCAPI a produit de nombreuses erreurs.
Suite à une rencontre avec les organisations syndicales de la DGFIP, le 13 mars, Amélie de Montchalin, ministre chargée des Comptes Publics, a écrit au Premier ministre pour que soit étudiée la possibilité d'attribuer la protection fonctionnelle des agents dans le cadre de la responsabilité des gestionnaires publics.